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Le sac de Dinant et les légendes du livre blanc Allemand du 10 mai 1915

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J'ai passé la journée du 23 Aoüt a Dinant auprès de 1 EtatMajor du Ier bataillon. Nous sommes descendus les pentes raides de la ville en glissant plutöt qu'en marchant. Un habitant de Dinant, le Luxembourgeois dont il sera fait mention plus lom, nous raconta que 1'on n'av^it pas cru que nous arriverions au bas des pentes mais que 1'on s'attendait a ce que nous serion^ déja atteints par les coups de feu au cours de la .descente. Des le début, nous essuydmes le feu parti des maisons. Les projectues étaient en partie des plombs. On tirait de toutes les ouvertures des maisons, des portes, des fenêtres, et en outre, de trous faits a la hache entre le mur et le toit. Dans la ville nous cherchames, pour 1'Etat-Major du bataillon, un abri provisoire dans un local situé obliquement en face de la prison. On essaya de .la, de nettoyer de francs-tireurs les environs. Tous les habitants que 1'on trouva dans les maisons furent conduits d la prison. Les gens qui furent trouvés une arme a la main furent écartes et placés contre le mur du jardin prés de la place. Sur l ordre du lieutenant-colonel comte Kielmannsegg, ils furent ensuite fust nes a eet endroit par un détachement de grenadiers. Je ne puis dire exactement combien ils étaient : peut-être cinquante, peut-etre cent. Ils étaient disposés en 3 ou 4 rangs; a ma connaissance, ce n'étaient que des hommes. Je n'ai pas remarque que des femmes on des enfants aient été fusillés en même temps. Un hom me essaya de garder un enfant sur les bras, il en lut empêché par le fait qu'une femme prit 1'enfant pres d elle. Un doit se représenter quelle confusion régnait. 1 out cela se passait pendant qu'on continuait a tirer sur nous. Je crois possible qu'une partie des femmes et des enfants que nous avions separés des hommes se soient enfuis dans le jardin, derrière le mur, et que la, ils aient été tués par des balles traversant le mur ou par les coups de feu de 1'ennemi qui se trouvait de 1 autre cote de la Meuse. Quiconque se tenait en dehors des maisons etait en danger de mort constant. Déja au moment oü nous arrivions a Dinant, une enfant d'environ 13 ans avait été atteinte au ventre, par unê balie partie de 1'autre cöté du fleuve. Elle fut pansee par deux brancardiers allemands.

En rue deux grenadiers amenèrent un homme, disant qu il avait blessé le capitaine Legler. Nous lui liames les mains avec une corde et nous 1'emmenames, maïs pendant le combat de rues il nous fut arraché des mains par des civils Plus tard, ]e 1'ai reconnu parmi les hommes alignés pour etre fusilles, par e fait que la corde, avait laissé des traces empreintes sur ses

mains. ...

Dans une maison déja fouillée et que je visitais de nouveau avec un grenadier je trouvai, derrière une porte secrete, deux hommes d'environ 20 ans tenant chacun en main un revolver dont des coups avaient déja été tirés.

Parmi les civils rassemblés a la prison se trouvait un homme bien vêtu, agé d'environ 70 ans. Sous son gilet, une Protuberance extraordinaire me frappa. Lorsque jy mis la main il dit.