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CHAPITRE XV Le Massacre des Innocents

Précises comme un constat d'huissier quelques lignes de la note Mgr Heylen racontent le drame sinistre des Rivages.

"Une scène dépasse en horreur toutes les autres : c'est la fusillade du Rocher Bayard.

Elle semble avoir été ordonnée par le colonel Meister.

Cette fusillade a douloureusement éprouvé les paroisses voisines,

celles surtout des Rivages et de Neffe.

Elle a fauché environ 90 vies humaines sans épargner 1'age, ni le sexe. On compte parmi les victimes des enfants a la mamelle, des gargons et des fillettes, des pères et mères de familie, des

vieillards même.

C'est la qu'ont péri, sous les balles des exécuteurs, douze enfants de moins de six ans, dont six sur les bras de leurs mères : L'enfant Fiévet, trois semaines ;

Maurice Bétemps, onze mois ;

Nelly Polet, onze mois ;

Gilda Génon, dix-huit mois ;

Gilda Marchot, deux ans ;

Clara Struvay, deux ans et demi.

Le monceau des cadavres comptait aussi beaucoup d'enfants

de six a quatorze ans.

Huit families nombreuses ont complètement disparu; quatre

n'ont qu'un survivant.

Les hommes qui échappèrent au massacre, et dont plusieurs étaient criblés de blessures, ont été obligés par les soldats a enterrer précipitamment' et sommairement leur père, leur mère, leurs frères, leurs soeurs; puis, après avoir été dépouillés de leur argent, et enchainés, ils furent dirigés sur Cassel.

Aucune langue au monde n'a d'expression capable de stigma-

tiser de telles horreurs.,,

Avant d'examiner la fagon dont les Allemands tentent de justifier ces assassinats, notons un détail topographique : aux Rivages, pas d'enchevêtrement de rues, ni de ruelles ; une seule rue: c'est tout le quartier. Le drame se circonscrit dans la trés petite partie de Dinant comprise entre le Rocher Bayard et Anseremme.

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