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aucun habitant. Les grenadiers se trouyaient en colonne de marche sur la route latérale qui débouche aux Rivages, la tete nrès de la route de la vallée. Je m'informai du point de savoir si on avait fouillé les maisons. Une patrouille fut alors envoyee pour y perquisitionner et un vizefeldwebel vint m annoncer qu'elles étaient vides. Je restai encore environ 1/4 d heure a eet endroit et observai les effets de notre feu d artillerie sur les maisons de la rive gauche de la Meuse. Pendant ce temps, une quantité d'habitants, hommes, femmes et enfants, arnverent de Dinant par la route de la vallée (1); ils furent empeches d aller plus loin par les grenadiers. Lorsque le pont fut a moitie construit et que quelques pontons chargés de grenadiers eurent atteint 1'autre rive, la mission que j'avais regue était accomplie et je retournai auprès du commandant de corps d armee. Lorsque, vers 8 heures du soir, je revins aux Rivages, j apergus un tas de cadavres prés de 1'endroit oü avait été construit le pont. J'appris que, peu après mon départ, on avait fait feu des maisons

en apparence vides.

Pendant la nuit se trouvèrent prés du point de passage plusteurs centaines d'habitants qui étaient arrivés de Dinant. Ils furent bien traités. Beaucoup de femmes et d'enfants refurent meme des vtvres

des soldats.

Anlage 46. Neufchatel, 19 Février 1915.

Karl Traugott Hubert Ludwig ERMISCH, 37 ans, ingénieur diplomé, directeur de mines, actuellement capitaine de reserve a la lre compagnie des pontonniers de campagne.

J'étais, le 23 AoÜt 1914, auprès de la 3™ compagnie du 12me bataillon de pionniers et me trouvais present lorsque es pontons du train de pontons de corps d'armée que on avai d'abord fait descendre a Dinant, durent taire demi-tour. Nous nous sommes ensuite rendus, en faisant un detour, au chemin du vallon qui conduit vers les Rivages. La, je fus envoye e avant pour reconnaïtre 1'endroit oü devait etre construit le pont. 11 n'v avait a voir ni troupes fran?aises ni troupes allemandes. J'étais déja la depuis une heure quand ma compagnie arm a avec le charroi de pontons et d'autres soldats allemands. Ces troupes rassemblèrent, a titre d'otages, les civils qui stationnaien la Entre-temps commengait la construction du pont. Vers 4 ou 5 heures, nous fumes surpris subitement par un feu assez intense qui visait directement 1'extrémité du pont oü nous nous trouvions. Nous fümes forcés de nous cacher sous le plancher des ponton . J'observai clairement que le feu venait des collines a droite et a 'gauche de la vallée latérale et surtout d'mie maison rouge situee,

(1) Le major von Zeschau commet ici une erreur. C'est lorsqu'il revint plus tard aux Rivages qu'i! vit arriver ces prisonniers.

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