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CHAPITRE XVI A Neffe

Anlage 40. Juvencourt, 1" Mars 1915.

Arnd Maximilien Ernest VON ZESCHAU (1), 42 ans, major commandant de bataillon au régiment de grenadiers n 1U1.

Le 23 Aoüt 1914, vers 6 heures de 1'après-midi, j'arrivai, avec ma llme compagnie, a la Meuse, prés des Rivages. Je fus transoorté immédiatement a 1'autre rive, au moyen de pontons. J'avais mission d'y occuper les collines a droite de la 2 compagnie qui avait déja traversé le fleuve. En face des Rivages se trouvaient des rangées continues de maisons. Nous descendim . tout d'abord jusqu'a 1'église, après quoi nous tournames a gauche. J'allais avec mon groupe a travers une ruelle tres etroite ou les portes des maisons et les volets des fenetres etaient fermees. Soudain quatre a cinq coups de feu fiartirent derriere mot. Mes hommes forcérent immédiatement rentree de la maisoi coups étaient partis. La maison était vide. Derriere le batiment il y avait une petite cour et une buanderie. Dans la cour se trouvait un fusil de chasse décharge. En continuant notre route nous arrivames prés dun talus de chemin de fer sous lequel etait ménagé un passage. Devant celui-ci gisait avec une arme ressemblant a une carabine, un civil mort. Le sous-lieutenant von Oer, qui se trouvait de 1'autre cöté du talus, me cria que, de 1'intérieur du passage, on avait fait feu sur lui. Dans le passage ie vis des gens. Quelques-uns de nos hommes étaient accroupis a auelques pas de 1'ouverture, le fusil décalé; a ma question, lis répondiren- qu'on avai. tiré du passaje. Je criai a 1',„té,leur : . Sorte^. on ne vous fera riea! . Comme les gens ne sorta.ent pas, je fis tirer dans le passage quelques coups de teu en fout dix a douze - par environ cinq a six de mes hommes. Comme a 1'intérieur s'entendaient ensuite de grands éemissements, ie laissai un sous-officier en arnere avec ordre de faire évacuer le passage. Le sous-officier me declara le lendemam matin qu iï en avait retiré 35 a 40 civils, des hommes, des ieunes gargons, des femmes et des enfants, ainsi qu un certain nombre d'armes; il me dit que cetaient huit a dix armes. msemblant a des carabines. Les civils arrêtés furent renus a d autres troupes a 1'endroit oü avait été établi le pont. A environ 200 métres au dela du talus du chemin de fer, je me trouvai engage dans un combat avec de Tinfanterie frangaise.

(1) Ne pas confondre avec son homonyme Karl Henri von Zeschau (anl. 45).

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