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Lefïe (p, 119). Les Anlagen C 25 et 26, invoquées a 1'appui de cette appréciation sont, cependant, loin de la justifier : il y est question, sans doute, de 7 hommes tués et d'un assez grand nombre de blessés, mais, avant tout, de multiples fusillades et de massacres de civils. 11 est parlé des mêmes 7 tués aux Anlagen C 30 et 58.

Combien y eut-il de soldats allemands blessés a Dinant? Le Dr Lange affirme qu'a 11 heures du soir, le 23 Aoüt, le nombre des soldats allemands se trouvant a 1'ambulance de la 2me compagnie sanitaire était d'environ quatre-vingts. Serait-ce donc la, compte non tenu des tués, la formidable hécatombe de victimes due aux attaques des " francs-tireurs „ attaques si terribles qu'elles tinrent, pendant plusieurs jours, tout un corps d'armée en échec et rendirent nécessaire le bombardement d'une ville ouverte? Semblable supposition serait erronée, car le Dr Lange ne spécifie pas que les quatre-vingts blessés étaient tous des victimes des " francs-tireurs »; une telle conclusion ne découle pas davantage des termes de sa déclaration (C. Anl. 71).

On ne trouve pas dans les 116 pages du Livre Blanc relatives aux événements de Dinant 1'indication globale, même approximative, au sujet du nombre des militaires allemands tués a Dinant. II n'y en a pas non plus au sujet du nombre des civils massacrés (1) et des maisons incendiées. Le rapport du Bureau Militaire d'Enquête dit seulement qu'une grande partie de la ville fut incendiée et mise en ruines et qu'un grand nombre de vies humaines furent anéanties. Ainsi qu'il a déja été signalé plus haut, le major Schlick, auteur dn récit de 1'épouvantable combat de rues et de maisons qui aurait eu lieu a Les Rivages, ne fait mention d'aucun soldat allemand tué ou blessé au cours de ce combat (C. Anl. 44). Le rapport du Bureau Militaire d'Enquête qui fait allusion a ce même combat (p. 121) est tout aussi discret. Quant au, capitaine Ermisch qui déclare qu'a la suite du tir des habitants en eet endroit 1'ordre fut donné de fusiller les otages, il ne dit pas davantage que des militaires allemands ont été atteints par des balles de " francs-tireurs „ (C. Anl. 46).

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La mentalité des chefs. — La mentalité des chefs militaires allemands, ordonnateurs des incendies et des massacres de Dinant, restera un sujet de confusion pour quiconque a le sentiment des obligations morales de 1'homme.

Le lieutenant-colonel Comte Kielmannsegg reconnait sans ambages que, conformément aux ordres regus, il a fait fusiller

(1) Dans son rapport, daté du 14 Février 1915, le major Franzel écrit qu il n'est pas en mesure d'indiquer combien de civils furent fusillés au cours du combat de rues de Leffe, le 23 Aoüt (C. Anl. 25). Dans sa déposition du 17 Décembre 1914 figure une déclaration analogue (C. Anl. 30).

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