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Le soldat Einax (1) affirme que, le 23 Aoüt, on a fait sortir nuit hommes d une maison d oü on a tiré, parmi lesquels le curé portant un brassard de la Croix-Rouge. Que signiiie cette accusation tendancieuse et imprécise? Si, réellement,\e prêtre avait tiré de la maison, il aurait été fusillé. Or, parmi Ie clergé paroissial, il n'y a pas eu de victime. -

M. le bourgmestre de Bouvignes, persuadé qu'il n'y a pas eu de francs-tireurs a Bouvignes et dans les environs, oppose un démenti a 1'affirmation du lieutenant de réserve Lemke (2) auquel " il aurait manifesté son indignation contre les francs-tireurs II n'a aucun souvenir que eet officier 1'ait entretenu d'exploits de francs-tireurs. II affirme sur 1 honneur Qu'aucun civil n'a tiré dans sa commune sur les troupes allemandes.

M. le bourgmestre de Dinant oppose un démenti formel au récit (3) qui le fait intervenir dans les événements de Rivages et de Neffe. Les paroles et les actes qu'on lui prête sont imaginaires; il ne s'est trouvé la a aucun moment de la journée.

Dinant aurait eu, elle aussi, ses " atrocités beiges Le soldat Muller, (4), paree qu il a vu des cadavres avec des blessures proiondes ou en forme d incisions, déposés sur une couverture ou des coussins, en conclut tout de suite que ces soldats doivent avoir été surpris dans leur sommeil!

On a fait grand cas de la lésion au crane d'un soldat vu au chateau de Sorinne et surtout d'un soldat ou de deux soldats carbonisés, dont les mains et les pieds étaient liés par des fils de fer, sous un tas de paille brülée, sur la route de Sorinne a Dinant et " qui paraissaient avoir été brülés vivants (5)

II y a aussi le traaitionnel soldat " aux yeux crevés „ ; c'est le capitaine von Lippe qui 1'a vu.

Quant a la culpabilité des Dinantais dans ces prétendues atrocités, comme aucune déposition du Livre Blanc n'ose 1'affir— a peine 1 insinue-t-on — nous n'y insisterons pas non plus. Mais il est de notre devoir de signaler la gravité de ce procédé. On admet au Livre Blanc prés de dix rapports sur un prétendu fait d atrocité. Or, aucun de ces rapports ne prouve ni même n a(tinne la culpabilité des habitants de Dinant auxquels on veut pourtant 1 imputer, aucun n articule même le moindre fait précis qui permette une enquête, un éclaircissement, un controle. Comment caractériser cette insistance systématique qui poursuit le but de faire accepter par suggestion une accusation sans fondement.

(1) Annexe 18, p. 147.

(2) Annexe 83, p. 224.

(3) Annexe 44, p. 182.

(4) Annexe 73, p. 214.

(5) Annexes 59, 67, 74 a 78.

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