Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

zo niegw Nederlands

faits, qui y font expofes ; dira t'on qu'il certifie, qu'il attefte les faits, que les faits font des la prouvez? tant s'en faut. Le Magiftrat n'eft: en cette partie que narrateur des faits qu'on luy a expofé, ces faits reftent toujours periculo allegantis. .Et il arrivé tous les jours que 1'autre partie entendue, le Magiftrat declare par un jugement contradictoire, que les faits etoient faux.

Si 1'expofe d'un jugement ne prouve ny pres ny 1'oin la verité' des faits, qui y font contenus, parceque non creditur referenti, mf% eonftet de relato: _ a plus forte raifon me, fimple lettre d'un Magiftrat, qui en cette partie n'e/t qu'un particulier, ne peut former la moindre prtuve de la verité des faits de l'accufation.

On ira plus lojn, & 1'on ne craindra pas de dire, que celuy, quifsfert de cette Lettre pour diffamer eet Etranger. ejl non feulement un calomniateur, contre le quel 1'Etranger eft en droit de deman.ie'r repara: ion, mais que l'abus, qu'il fait de cette lettre, eft un manque de refpeft h la perfonne même du Roy: Puifque Sa Majefté ayant eu la bonté, par la prompte revocation du premier ordre, de declarer, que fa Religion avoit êté furpnfe, qu'il a reconnu 1'innocence de 1'Etranger, & que les faits etoient faux & calomnieux; c'eft jager le jugement^ du Roy que d'imputcr aujourd'buy ces mèmes faits a eet etranger, (J dire que, quoique les Roy les ait reconnu faux, ils font pourtant veritablts.

Et qu'oq ne dife p is, que Ia revocation peut être elle même une furpnie & un effet du Credit de 1'Etranger.

Car i°. quel Credit peut on fuppofer a un Etranger, qui voyage en France pour affaire ou par plaifir?

2Ö. La Promptitude de la revocation de 1'ordre marqué bien clairement, que 1'innocence parloit d'elle même; rien deplus notoire que la difficulté de parvenir a obtenir la revocation depareils ordres, & que, quelque foit Tinnocence de la perfonne, il faut fouvent effujer des longeurs facheufes.

3°. Les faits, dont on accufoit 1'Etranger, n'etoient en eux même que des aÜegations. A quelque caufe que 1'on voulut attribuer la revocition de 1'ordre, il ne s'enfuivera jamais, que les fans ont été prouvez. Ils ne feroient donc aujourd'huy que ce qu ils etoient alors, c'eft a dire, des faits alleguez dans le fecret, des faits non prouvez, & par confequent des faits purément calomnieux, dans la bouche de celuy, qui les oppofe auiourd'huv a eet Etranger. ) f* J 3

En-

Sluiten