Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

n'EsTEVANILLK. yi^ vïnrcr t tea p fer c!u chateau, & d'abord en firent fortii tt^fficïvilement fa mignone, fans parot:: : touchés des pleurs qu'elle répandoit. Mais lts eurcint quelque pitié de moi. Mon age & ma petite figure qui embelliffoit de jour en jour, les attendrirent un peu. Ils tinrent même confeil fur ce qu'ils devoient faire de moi, & je me fouviens qu'entr'autres une tante du défunt, une vieille devote, fut d'avis que les héritiers fe cotifaffent tous pour achever de m'élever, jufqu'a ce que je füffe capable de fervir; ce qui fut rejeté tout d'une voix, les co-héritiers n'e'tant pas d'humeur a m'entretenir aux dépens de la fucceffion. Ils aimèrent mieux m'abandonner a ma marraine, qui, te'moignant une tendrefle de mère pour fa filleule, s'offrit a fe charger de moi. La vieille tante eut beau leur repréfenter le péril qu'il y avoit a me remettre entre les mains d'une perfonne du caradère de ma marraine, ils ne firent aucune attention a fa remontrance ; & fans s'embarraffer de ce qu'il enpourroit arriver, ils me confièrent a ma bonne marraine, qui m'emmena prés d'Alieante , dans une ferme oü elle fe retira, & dont le fermier étoit un vieux laboureur de fes parens.

Ce villageois, nommé Talego , la recut a merveille. C'étoit un de ces humains débonnaL

Kk

Sluiten