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Lettres sur les dangers de changer la constitution primitive d'un gouvernement public. Ecrites à un patriote hollandois.

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SECONDE LETTRE. 9$

tout ce que j'ai vu & lu le refultat de leurs mouvemens auroit abouti a faire tomber la régie des affaires publiques a la difcretion de quelque peu de Perfonnages, qui auroient créé un gouvernement a leur guife. Ces mouvemens cependant, qui auroient pu trouver des excufes, s'ils avoient été moins violens, moins mêlés d'indécence , & uniquement dirigés contre 1'Empereur Jofeph, devinrent non feulement criminels, mais imprudens dès que 1'Empereur Leopold montra une dispofition affeétueufe de reparer les griefs, dont les Brabancons fe plaignoient, & de remettre les chofes fur Tanden pied. Ce n'étoit plus un mécontentement plaufible contre leur Duc Jofeph qu'ils manifefterent, après les demarches propices de leur fouverajn , qui leur ten doit la main; c'étoit une haine contre la maifon d'Autriche, & la domination Autrichienne; & par une réaétion toute fimple, ils doivent avoir fait changcr la dispofition de la Maifon d'Autriche a leur égard d'afFeélion en froideur. Leurs réclamations cefïèrent d'être perfonnelles en les continuant, après la mort du Prince, qui les avoit occafionnées: & par cela même elles durent faire cefler le motif, que la maifon d'Autriche auroit pu avoir eu, pour leur conferver fa bienveillance.

Je ne fai, mon cher ami, fi vous avez jamais confidéré la fituation politique de votre Etat fous ce point de vue. Les Princes, iflus de la maifon de Naflau, font, fans contredit, les plus grands posfeflionés de tous ceux, qui ont des terres dans votre République. lis font les Perfonnages les plus illulires & les plus confidérables du ,Païs. Ils en forment la plus ancienne maifon. Je me rapelle, que le Prince GuillaumeI. repréfente dans fon Apo-, logie a Philippe II. que la maifon de Naflau avoit <eu des terres Seigneuriales dans vos Provinces, dans

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