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Lettres sur la Grèce.

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ttS LETTRES

ufi grand tumulte dans la Ville. Les Janiffaires couroient dans les rues le fabre a la main, & crioient aux armes. Dans-ces circonftances, les étrangers ont toujours a craindre d'une populace effrénée. Nous reftames enfermés dans la maifönconfulaire, attendant 1'événement.'

La demeure de 1'Intendant fe trouvoit en face de nous, de 1'autre cóté du port. C'étoit un vafte édince nouvellement conftruit. Dans un inftant, plus de cinq eens perfonnes en remplirent les appartemens, pillant, faccageant tout ce qu'elles lencontroient. Les uns abattoient les croifées, & les-jetoient fur le quai. Les autres, montés fur les terraffes, renverfoient les parapets. Ceux - ci s'en retournoient chargés de meubles; un grand nombre cherchoient de tous cótés 1'objet de la haine publique. En moins de deux heures, toute la maifori fut vuide & a moitié détruite.

Une populace révoltée fe poite a des exces que-1'on ne peut prévoir. Les foldats-s'emparejent d'un fort élevé qui domine Ia Ville, & d'oit ilspouuoient foudroyer le chateau du Pacha. Ils pointerent deffus de groffes pièces de canon; '&, après.avoir laiffé une garde a ce pofte, ils allerent -en corps lui demander juftice, réfolus de Penfevelir fous les ruines de fon Palais, s'il Ia ïefufoit. Toute la Ville les fuivoit avec des cris ef&öyables. Le Vice-roi les entendit.' C'étoit nn vieux guerrier, que plufieurs belles aftions renji'aient refpeftable. II fe fit tranfporter, dans un