Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

'138 Lettrei de deux Filles du jour, il avoit envoyé un domeftique auprès de notre maifon, & chez les Wilfon, pour s'informer de ce qui s'y paffoit, & il protefla qu'il avoit été charmé d'apprendre que Mifs Camille étoit chez elle; & que toutes les réflexions qu'il avoit faites pendant Ia nuit lui avoient donné beaucoup d'angoiffe & d'inquiétude , & qu'il avoit regardé comme un bonheur 1'ordre de partir. — II me paria encore avec tant de regrets du paffé, & des éloges fi touchants de vous, Mifs, que , fans vouloir pefer fuf rien, je le priai de ne plus voir que mon amitié pour lui, & de m'accorder la fienne, lui promettant que tout^ feroit enfeveli entre nous, & ignoré de toute Ia terre II avoit parlé fi longtemps & avec tant de chaleur, qu'il s'en trouva épuifé; je lui fis prendre un bouillon, & je 1'exhortai au repos & a la tranquillité. II s'endormit encore, il fe réveilla a dix heures du matin, en difant qu'il fe trouvoit fort bien, & qu'il pourroit partir dans le jour. Le Chirurgien étant venu , il trouva les playes en très-bon état; mais il 1'engagea k renvoyer fon départ jufqu'au lendemain. Je ne le quittai point; 8c ayant

Sluiten