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Les liaisons dangereuses ou Lettres recueillies dans une sociéte, & publiées pour l'instruction de quelques autres.

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ï8 Les Liaisons

réponfe. lt — Vous étes donc heureux ■— „ ? Je redoublai les proteftations. tt •— Et heu„ reux par moi —„ ! J'ajoutai les louanges & les tendres propos. Tandis que je parlois , tous fes membres s'affouplirent; elle retomba avec molleffe , appuiée fur fon fauteuil; & m'abandonnant une main que j'avois ofé prendre: * ■— Je fens, dit - elle, que cette idee me „ confole & me foulage ■—. „.'

Vous jugez qu'atnfi remis fur la voie, je ne la quittai plus ; c'étoit réelleinent la bonne, & peut-être la feule. Auffi quand je voulus tenter un fecond fuccès, j'éprouvai d'abord quelque réfiflance, & ce qui s'étoit paffé auparavant me rendoit circonfpeét : mais ayant appeüé a mon fecours cette même idéé de mon bonheur, j'en reffends bientót les favorables effets: « Vous avez raifon , me dit la „ tendre perfonne j je ne puis plus fupporter „ mon exiftence, qu'autant qu'elle fervira a „ vous rendre heureux. Je m'y confacre toute

entiere : dés ce momentje me donne a vouSj „ & vous n'éprouverez de ma part ni refus, „ ni regrets — „. Ce fut avec cette candeur, naïve ou fublirae, qu'elle me livra fa perfonne & fes charmes, & qu'elle augmenta mon bonheur en le partageant. L'ivreffe fut complette & réciproque; & , pour la première fois , la mienne furvécut au plaifir. Je ne fords de fes bras que pour tomber a fes genoux, pour lui jurer un amour éternel; &, il faut