Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

sous Charlis VIII. 23 admis dans Ie confeil, n'étoient pas moins inquiets que les princes : trop foibles pour fe foutenir par eux-mêmes dans un pofte ii envié, ils formoient des cabales & fe choifilToienr un protecceur capable de les. défendre. Les députés voyoient avec chagrin , dans la lifte de ces confeillers, les noms de quelques-uns des anciens favoris de Louis XI ; mais Ia difficulté étoit de favoir comment on s'y prendroit pour les retrancher. Comme le fecret étoit mal gardé, chacim craignoit, en s'expliquam , de fe faire de puiffans ennemis, A Ia fin, la nation de Normandie ouvrit un avis quï, en parant a tous les inconvcnients, mettoit les princes du fang dans 3anéceflité de faire eux-mêmes la réforme qu'on defiroit. II confiftoit a laiffer la perfonne du roi entre les mains de ceux qui avoient fi fageménr dirigé fon enfance , a réferver au confeil tousi les objets de l'adminifl:ration publique ; a régler que, non-feulement les princes du fang auroient féance dans le confeil fuivant leur rang , mais qu'ils auroient Ie choix de huit ou de douze des anciens confeillers pour former le nouveau confeil, &c qu'ils fupprimeroient les autres ; qu'a ces huit on douze anciens que Pon conferveroit, on en ajo^teroit douze , quinze , ou mème vingt-quatre nouveaux, tités du co rp»

B4

Sluiten