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4 Le Bachelier

vous avez 1'air fage; vous êtes né pouf exef*

eer le préceptorat.

Comme je voyois a Salamanque deux ou trois précepteurs qui me paroiflbient contens de leur condition, je me mis dans 1'efprit que leur pofte devoit être plein d'agrémens. Ainü" le vieux doóteur eut peu de peine a me perfuader. Je lui dis que j'étois pret a partir; & après 1'avoir remercié de fes bontés, je me rendis effeftivement a Madrid par la voie des muletiers, avec un coffre qui contenoit tous mes effets ; c'eft-a-dire , un peu de linge, mon habit de bachelier , & quelques piftoles que le vieillard m'avoit lachées malgré fon avarice.

Etant arrivé a Madrid , j'allai defcendre a un hotel garni oü Ton donnoit a manger proprement, & oü plufieurs honnêtes gens étoient logés. Je fis connohTance avec eux , & je liai entr'autres un commerce d'amitié avec le curé de Léganez , quune affaire importante avoit amené a Madrid. II me fit confidence du fujet de fon voyage, & je luis appris le motif du mien.

Je ne lui eus pas fitót dit que j'avois envie d etre précepteur , qu il fit une grimace dont je ris encore toutes les fois que je m'en fouviens. Je vous plains, feigneur bachelier , s'écria-t-il; que voulez-vous faire ? Quel genre de vie allez-

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