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diltinguer ayantageufement aux yeux de la Nation qui a fü établir ie Regne de la liberté & de lavénté. Nous fondant fur les bafes imprescriptiblés de la Souveraimté du Peuple & des droits de 1'Homme & du Citoyen, que Nous venons de déclarer folemnellement, 1'Idole du Stadhouderat tombait d'elle même dans la pousfière. Celui qui s'est attiré 1'indignatioti de la Nation Francaife, n'exifte plus pour Nous.

L'égalité de droits qui a lieu entre les Nations indé» pendantes, ainfi qu'entre les Hommes, ne nous empêche pas, Citoyens Répréfentans! d'avouër avec iranchiie & fentiment, que Nous confidérons les Francais comme Nos Liberateurs, que Nous espérons d'eux qu'ils feront Nos Protecteurs. .

Nos vceux s'étendent plus loin. Votre Nation magnanime a offert fon amitié, fa bienveillance aux Peuples

libres, ou dignes de 1'être. Eh bien! Nous recla-

mons cette offre précieufe; — agréez Notre amitié, Notre reconnoisfance , Notre admiration; — promettezNous une réciprocité fraternelle, — comblez Nos defirs en con. traaant avec Nous 1'Alliance la plus intime, que Nous vous demandons avec 1'inftance qu'elle mérite, & que Nous confidérons comme le comble de vos bienfaits.

Vousne refuferez pas, Citoyens Répérfentans! de porter Nos vceux au lëin de la Convention Nationaale du Peuple Francais; vous annoncerez, que Nous Nous hhterons d'envoyer une Députation folemnelle, pour témoigner Nos défirs & Nos fentimens. Que Ie lieu des Conferences foit a Paris, ou qu'elles pasfant par des mains telles que les Vótres, qui ont acquifes-notre juste confiance, la dispofition qui pourra Nous faire obtenir le plus promptement 1'Alliance que Nous défirons fi vivement, est celle que Nous préférons. C'est notre premier befom, Citoyens Répréfentans! en attendant que Nous 1'obtenions, Nous Nous occupons avec ardeur de la Réorganiiation de Notre Armée & du Rétablisfement de la Marine.

Ouelques foibles & denués que Nous Nous trouvons, par les fautes de 1'adminiftration précédente, Nous ófous croire, que Notre amour pour la liberté, f énergie qua votre exemple infpirera, fenthoufiasme d'êcre Aaus,detre Alliés de la première Nation de 1'ünivers, Nous donnera les Resforts nécesfaires, pour n'être pas un Ali.é inutile, & pour vous faire trouver des avantages réciproques, qui compenferont en partie des obligations que Nous Nous faifons gloire d'avouër. Montrez Nous la route de la viftoire fur 1'Element qui Nous est propre, Nous ierons

heureux de vous fuivre. Plus heureux encore de

pouvoir coöperer a rendre la paix a 1'Europe par les mo-

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