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2 8 V E T T R E II.

qui me feroit voler vers l'Angleterre*

va tourner peut-être défap--

pointé de la forte, a quoi penfezvous que j'aie pasfè mon tems Lundi? A murmurer, gronder, pester dans mon auberge? a m'impatienter au bord des fales canaux d'Amfterdam? a regarder, comme un vrai badaud, les bras croifés & la bouche ouverte, les rayons du foleil mêlanger la lumiere & 1'ombre fur les murailles des maifons? a croupir dans un air fétide, tandis que le ciel brilloit du plus bel azur? Non, mon ami. Dans la première fougue de mon défespoir, j'ai couru comme un fou vers le port; la, appercevant un bateau prêt a met. tre a la voile, je m'y fuis jetté: 1'on m'a dit qu'il alloit a Zaerdam; nous fommes partis; & me voyant de nouveau en courfe & respirant un air libre, mon cceur s'est épanoui, & je me fuis fenti confolé.

Par un vent de Nord, asfez contraire mais trés fort, nous voguames rapidement; & je fis en trois quarts d'heure & pour trois fous, eet agréable trajet, auquel on met quelquefois trois heures entières. Durant ce tems, asfis fur le pont & voyant le-

même

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