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Les liaisons dangereuses ou Lettres recueillies dans une sociéte, & publiées pour l'instruction de quelques autres.

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£4 Les Liaisons

lui, c'eft qu'il fe trouve heureux comme il eft.En effet, fi les premiers amours paroiflent» en général, plus honirtes, Sc comme on dit plu; purs; s'ils font au moins plus lents dans leur marche, ce n'eil pas comme on Ie penfe, ückcateife ou timidité : c'eft que le cceur, étonné par un fentiment inconnu, s'arr< te, pour ainfi dire, a chaque pas peur jouir du charme qu'il éprouve, 5c que ce charme eft fi puiffant fur un cceur neuf, qu'il 1'oceupe au point de lui faire oublier rouc aucre plaifir. Cela eft fi vrai, qu'un libertin amoureux, fi un libertin peut 1'etre, devient de ce moment même moins prefTé de jouir, 5c qu'enfin, entre Ia conduite de Lanceny avec la petite Volanges, 5c la miemie avec la prude Alde. de Tourvel, il n'y a que la différence du plus au m^ins.

II auroit falju, pour échauffer notre jeune homme, plus d'obftacles qu'il n'en a ren* contrés; fur-tout qu'il eut eu befoin de plus de myftere, car le myftere mene a 1'-; uda.ee. Je ne fuis pas éloigné de croire que tous nous avez nui en le fervanc fi bien; votre conduite eut été excellente avec un homme *fag4, qui -n'eüt eu que des deiirs: mais vous aüriez pu prévoir que pour un