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lifait des Romans. Lorfque j'eus louè Locke, on cria contre lui & contre moi. les pauvres gens qui s'emportaient dans cette difpute , ne favaient surement ni ce que c'eft que la matiere, ni ce que c'eft que 1'efprit : le faiteft que nous ne favons rien de nous-mêmes , que nous avons U mouvement, la vie, le fentiment & la penfee fans favoir comment; que les élémens de Ia matiere nous font auffi inconïius que le refte; que nous fommes des aveugles qui marchons & raifonnons a talons , & que Locke a été très-fage en avouant que ce n'eft pas a nous a décider de tout ce que le Tout-Puiffant ne peut pas faire.

Cela joint avec quelques fuccès de mes Pieces de théatre , m'attira une bibliotheque immenfe de brochures dans lefquel-

Foete, athée & fils d'un payfan.

imprima miitoire de ma vie, dans ïaquelJe on me donna cette belle généalogie, ün Allemand n'a pas manqué de yamaiTer tous les contes de cette efpece, dont on avait farci les libelles qu'on im~ prirnait contre moï : on m'imputait des aventures avec des perfonnes que je n'avais jamais connues, & avec d'autres qui «Avaient jamais, exiiléejs, h. trouve en écri-

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