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Le Rodeur. 31 échappé a vos obfervations, & qui auroit pu vous fournir plufieurs fages remirques , & bien des confeils falulaires.

Je ne doute point que votre attention ne fe réveille a ce préambule. Je vous vois, Monfieur, dans eet inftant, moucher votre chandelle , frotter vos lunettes , attifer votre feu , vous étendre dans votre fauteuil, pour écouter plus a votre aife le récit que je vais vous faire. Car foit qu'une longue fuite de maladies ou de malheurs vous ait rendu indifférent pour tout le refle; foit que vous vous imaginiez être feul capable de découvrir ce que tous les habitants du monde voyent & éprouvent tous les jours ; foit que vous regardiez vos écrits comme un antidote contre cette légéreté & cette gaieté dont vos rivaux font ufage pour captiver Fapprobation du public; foit enfin que vous poffédiez 1'art de donner un ton élégant & énergique a vos foupirs & a vos plaintes, il eft du moins certain que quelque fujet que vous traitiez, vos raifonnements ne refpirent que la mélancolie, que votre gaieté difparoit, B iv

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