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Essai de littérature, a l'usage des dames.

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D É V O T I O N.. 95

„ Car de f amour d la dévotion ,

„ // n>eft qu'un pas: l'un <S? /''autre eft faiblesfe (*).

Vous blamerez ces esprits ardens, fanatiques, orgueilleux , inquiets, qui prétendent a Mionneur dangereux de devenir chefs de fefte, qui trompent les êtres crédules & s'appuyent du fecours de quelques hommes affez intéresfés pour feindre le róie de leurs difciples.

Le fiecle dernier vit une demoifelle Bourignon, promener fes bizarres réveries dans toutes les contrées de 1'Europe, parceque mécontente des hommes qu'elle rencontrait , on 1'entendait s'écrier : „ Ce „ ne font pas la les Chrétiens que je demande, „ menez moi au pays des Chrétiens." Apótre ' auteur, infpfrée, elle préchait une doétrine qu'elle ne comprenait fans doute gueres mieux que fes auditeurs.

Nous eusfions laisfé dans PoubU cette fille finguüere, fi fon injufte célèbrité n'était pas due °en grande partie a 1'influence qu'elle eut fur les deftinées de 1'illuftre archevéque de Cambrai.' On vit un grand-homme s'attirer des chagrins pour avoir écouté une folie. Dans cette circonftance , 1'esprit de Fénelon fut la dupe de fon cceur, des épanchemens d'amour de Dieu émurent une ame trés aimante, fermêrent des yeux trés clairvoyans, au point de leur cacher 1'abfurdité d'ouvrages méprifables.

Vous abhorrerez les créatures asfez perverfes pour

(*) Voltaire,