Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

335 ESSAI de LlTTÉRATURE.

Lieux, qui toujours facrés étaient quelques fois des divimtés, Atlas , Etna , Caucafe offraient a la vérité des exemples d'une févere julïice, mais Cythéron & mille autres fubfiftaient, éternels monumens des récompenfes accordées aux actions vertueufes. Les Romains adoraient au Capitole ce Dieu trés grand (*) maitre des autres dieux , feul asfez puisfant pour asfurer Pempire de la Terre. C'est fur le Sinaï, retentisfant des éclats de la foudre, embrafé du feu des éclairs, que Moyfe regut la lai des Hébreux.

Jeune homme qui portes en toi l'amour de 1'humanité & la foif de la gloire , la Suisfe t'appelle coUi'S y fructifler des germes inapréciables : Dans ces parties fertiles, tu t'accoutumeras a praiquer les vertus : Parmi nous, tu n'apprendrais qu'a les louer. De même que les Athèniens corompus, nous connolsfons ce qui est bien, mais nous le laisfons exécuter a d'autres. Parvenu au fommet desAlpes, tu verras les orages fe former fous tes pieds , la Terre devenir un feul point, les monumens de Pinduftrie , les mobiles de 1'intérêt, les jouisfances de Porgueil disparaitront de devant tes yeux : Qui fe dépouille du voile épais des préjugés iburit, de pitié, a 1'aspecl des objets les plus frappans, lorsque 1'imagination les revctit de fes preftiges.

Le feul rep-ioclie qu'un être fenfible adresfe aux Suisfes, porte fur la coutume de vendre leur fang

{*) Dsut mcximuu

Sluiten