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% QüELQUES RÉFLEXIONS ce qui fait plus fcntir les pafjions que tous les récits quon en pourroit faire. Et'c'ejl une des caufes du füccès de quelques ouvrages charmans qui ont paru depuis les Lettres Perfanes.

Enfin , dans les Romans ordinaircs , les digreffions ne peuvent être permifes que •lorfqu'elïes forment elles-mêmes un nouveau Roman. On riy fauroit meier de raifonnemens,paree qu aucuns desperfonnages riy ayant etc affemblés pour raijonner, cela choqueroit le deffein & la nature de l'ouvrage. Mais, dans laforme de Lettres, vu les Acteurs ne font pas choifls, & oh kö fujets quon traite ne font dépendans d'aucun defj'ein ou d?aucunplan déjdformé, F Auteur sefl donnè tavantage de pouvoir joindre de la philofophie, de la politique & de la morale a un Roman, & de lier le tout par une chaine fecrete , & en quelque faqon inconnue.

Les Lettres Perfanes eurent d'abord un débit fi prodigieux, que les Libraires mirent tont en ufage peur en avoir des fuites. lis alloient tirer par la manche tous geux quils rencontroient : Monfieur , dijoient - ils , fakes - moi des Lettres Perfanes.

Mais ce que je vïens de dire fuffa pour

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