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jugés prefque auffi févérement qu'il auroit pu faire des Ecrivains modernes'. » S'il avoit plu aux Anciens, dit-il , » de ne'gliger unpeu moins 1'ordre dans » leurs difcours, la jufrelTe dans leun » raifonnemens , la clarté dans leurs » exprefïïons, ils nous auroient épar» gné beaucoup de difputes touchant » 1'intelligence de plufieurs endroits » de leurs Ouvrages «. Peut-être cette complainte annonce-t-elle plutöt le chagrin d'un Savant, contrarie de ne pas trouver dans les Anciens de quoi fatisfaire fa curiofité philologique, que Ia délicatefTe d'un homme de goüt, bleiTé des écarts ou les grands Ecrivains de Rome & de la Grece font tombés quelquefois ; mais il faut tenir compte a M. de la Monnoye de cette fincérité naïve , que n'ont pas toujours eue fur le même fujet des hommes très-fupérieurs a lui. Quelque cas qu'il fit des Langues favantes, quelque foin qu'il eut mis a les cultiver, il ne pardonnoit pas aux gens de Lettres qui facrifioient a cette étude celle de leur propre Langue; & il difoit de deux favans Académiciens fes confrères ,

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