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DE MONTESQUIEU. 519 J» fcus ce pinceau male & énergique. » Les Critiques ne reprocherent a M. » de Montefquieu que de n'avoir pas » écrit en vers , comme fi la profe » poétique prouvoit le talent de la » Poéfie. Mais bientöt les connoiffeurs, » qui fouvent ne fe font pas entendre » les premiers, firent d'autres repro» ches au Temple de Gnide.

» On s'appercut que le fond n'en » étoit pas affez attachant ; que la » fable en étoit petite , & noyée dans » trop de defcriptions; que les per» fonnages n'étoient.«ni affez caraclé» rifés, ni aifez variés; qu'enfin il y » avoit de la recherche Sc de 1'affec» tation dans le ftyle ; beaucoup plus » de galanterie & d'efprit, que de » fentiment & d'imagination, & qu'en » général I'Ouvrage n'étoit guere qu'un » lieu commun, parfemé de traits heu» reux. On fe fouvint alors que M. » de Montefquieu, dans les Lettres Per» fanes, avoit parlé des Poëtes avec s> affez de mépris, en exceptant ce» pendant les Poëtes dramatiques; & »1'on crut voir dans le Temple de » Gnide la prétention d'être Poëte

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