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«ex que je fois vous , & que vous foyez raof. Vous voila un pauvre homme. Mais eft: ce que les pauvres gens aiment a être cocus ? Vous le ferez pourtant fi je vous donne Génevieve en mariage. Eh bien , voila le fujet de ma pcnfée.

Quoi 1 me dit-il la deffus, eft-ce que Génevieve n'eft pas une honnêre fille ? Fort honnête , reprisje , pour ce qui eft en cas de faire un compliment ou une révérence ; mais pour ce qui eft d'être la femme d'un mari, je n'eftime pas que 1'honnêteté qu'tlle a feit propre a cela.

£h ! qu'as tu donc a lui repwcher, dit-il ? Hé hé , repris-je en riant, vous favez mieux que moi les tenans & les aboutiffans de cette affaire-la vous y étiez & je n'y étois pas ; mais on fait bien a peu-près comment cela fe gouverne, Tenez, Monfieur, dites-moi franchement la vérité eft-ce qu'un Monfieur a befoin de femme de chaml bre 1 Et quand il en a une, eft ce elle qui 1» déshabille ? Je crois que c'eft tout le contraire"

Oh! pour le coup, me dit-il, vous parlez net 'r Jacob, & je vous entends , tout Payfan que vous ctes , vous ne manquez pas d'efprit. Ecoutez donc attentivement ce que je vais vous dire a mon lour.

Tout ce que vous vous imaginez de Génevieve eft iaux_; mais iuppofons qu'il foit vrai, vous voyez les perlonnes qui viennent me voir, ce font tous gens de conlidération , qui font riches, & qu£ ont de grands équipages.

Savez-vous bien que parmi eux il y en a quelques-uns, qu'il n'eft pas néceffaire de nommer qui ne doivent leur fortune qu'a un marLge qu'ils ent fait avec des Genevieves.

Or , croyez-vous valoir mieux qu'eux ? Eft-ce Ia crainte d'être moqué qui vous retient ? Et par qui Ie terez-vous l Vous connoit-on ,. & êtes-vous quelque chofe dans la vie l s'iraaginera-t-on ieu*.

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