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Le cabinet des fées, ou Collection choisie des contes des fées

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ment après d'une fymphonie , & de chants qui le charmèrenr. Une fingularité fi grande 1'obligea de s'avancer. 11 fe trouva a la porre d'un bois que deux dragons gardoienr. Tout leur corps étoit couvert d'écailles jaunilfantes; leurs queues recourbées rec'ouvroient la terre de leurs longs replis y ils jetöient le feu par la guèule & les narines', & leurs yeux étincelans auroient fait trembler le plus hardi morrel. Comme le prince étois invifible, ces monftres ae s'opposèrent point a fon paffage. U entra dans le bois : c'étoit un labyrinthe , dont la multitude & la diverfité des allées empèchoient de retrouver 1'entiée ; il y marcha long-tems fans rencontrer perfonne; il trouva feulement une infmité de mains d'hommes qui fortoient de terre jufqu'au-deffous du poignet , qui avoient un cercle d'or autour , ou étoient écrits des noms. II en tot plufieurs; mais tout cela ne l'inftruifoit de rien. Sa curiofité augmentoit a mefure qu'il avancoit dans le labyrinthe. Enfin au milieu d"une allée de cyprès, il trouva deux corps morts ; il reconnu au refte de chaleur qu'il n'y avoit pas long-tems qu'ils avoient été tués. Ce qui 1'étonna davantage , c'eft qu'ils avoient un cordon de foie , couleur de feu , paffé dans le col, dont chacun tenoit encore le bout , & ils paroiffoient s'être étranglés euxmèmes. lis avoient un cercle d'or au bras , oü