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O R I E N T A V X. 11^

elle; mais Ia reconnoiffance doit être accompagnée de preuves, je veux donc en ce jour Punir a moi pour jamais. Toute la cour & les grands applaudirent a fon choix; & Nourgehan ayant ordonné qu'on allat chercher Damaké, elle parut avec toutes les graces modeftes dont la nature 1'avoit ornée. Quand le prince lui, eut donné la main en préfence du grand iman, Damaké qui s'étoit profternée devant fon époux, lüi dit a haute voix: En vous rendant compte des talifmans du grand Seidel-Bekir, je vous ai dit, feigneur, qu'il en fubfifloit encore quatre dans le monde, cependant vous n'en avez que trois. Ne fuis-je pas affez riche en vous poffédant, lui répondit Nourgehan, vous vous comptez apparemment pour le quatrième , mais vous les valez tous. Non, feigneur, lui répüqua Damaké, en baiffant les yeux, celuici vous manque, c'eft une bague d'acier qui fert a lire dans le fond des coeurs; d'autres a ma place regarderoient ce talifman comme nn danger, mais je le regarderai comme un bonheur, fi vous daignez long-tems vous intéreffer aux fentimens que vous avez gravés dans le mien; & fi j'ai le malheur de ne pas mériter cette intéreffante curiofité, il faura du moins vous faire connoitre, fans aucun doute , le caracfère & la fidélité de vos fujets.

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