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Les Voyageuses. 509 d'abord admirée; la jolie y fut fuivie ; la laide (j'aime mieux dire la troifième ) refta d'abord affez ignorée, paree qu'on s'occupoit des deux autres.

Bientöt 1'aïnée fut trouvée trop froide , trop vaine dans la fociété, & regardant trop en pitié tout ce qui n'étoit pas Ia beauté, c'eft-a-dire toute autre que la fienne. Bientöt la voila négligée, abandonnée; &C, a quelques vieux feigneurs prés, qui n'avoient confervé de leur jeune age qu'une parfaite & ennuyeufe admiration pour les belles , elle ne fe trouva plus d'adorateurs. Et comme elle avoit méprifé toutes les femmes, celles qui s'en étoient formalifées, paree qu'elles n'avoient pas affez d'efprit pour en rire , s'en trouvèrent encore plus qu'il n'en falloit pour lui donner des ridicules. La feconde, qui avoit d'abord attiré ce petit nombre d'hommes dont j'ai parlé , fut enfin avertie par Ia fée, qu'ils avoient l'air trop libre avec elle; qu'ils faifoient de mauvaifes hiftoires fur fon compte, que de certaines femmes prenoient grand foin d'accréditer , & que les gens fenfés a qui elle ne s'étoit point foucié de plaire, fe contentoient de ne point écouter , fans chercher a les détruire ; <& qu'enfin elle n'avoit nulle confidération. Cela la toucha affez ; mais ce qui fit bien plus d'effet, c'eft qu'elle fe vit

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