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342 Nourjahad,

ne peut y avoir qu'un petit nombre de mes contemporains qui exiitent aujourd'hui ; & je ne veux pas quitter ma patrie fans y avoir laiffé quelques traces de cette bienfaifance que tu viens de réveiller dans mon cceur.

Quelque louable que foit ce defir, dit Cozro, vous devez en ce moment réprimer cette ardeur de bien faire ; car, quoique par la mort de Schemzeddin vous ayez retrofuvé votre liberté, vous ne pouvez pas a préfent fortir de votre maifon. Pourquoi, dit Nourjahad ? qu'y a t-il a préfent qui m'en empêche ? Le jeune fultan, reprit Cozro, fenfiblement affligé de la mort de fon père, & par refpeót pour fa mémoire, a ordonné a tous fes fujets d'obferver un deuil folemnel durant 1'efpace de vingt jours , pendant léfquels les boutiques & tous les lieux publics, excepté les mofquées, doivent être fermés ; perfonne ne doit s'occuper d'affaires d'aucune efpèce, ni fe montrer dans les rues , a 1'exception de ceux qui vont fecourir les malades, & des efclaves qui vont chercher les provifions.

Cet édit a été publié hier, & le peuple d'Ormus chérit trop la mémoire de Schemzeddin & la perfonne du fultan actuel, pour n'y pas obéir ponctuellement. Si cela eft, dit Nourjahad , je ne veux pas par mon exemple encou-

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