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Théorie de l'art des jardins.

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230 jlppendice.

Si 1'on remonte la peloufe du midi jusqu'au-deft du gros maffif de tilleuls, on rencontre fur la gauche 1'entrêe de la route qui traverfe une narde des bois; elle eft couverte d'un tapis verd dans toute fa longueurUn pont de bois, qu'on apperqoit bientöt, ne laiffe aucune incert.tude fur fa continuité; il eft fitué fur un petit ruiffeau, al'endroit ou d fe jette dans une piece d'eau qui forme un petit lac, de figure oblongue, tout ombrage de grands arbres: les eaux de ce ruiffeau proviennent de quelques fources, que jadis on avoit fait venir de loin &a grands frais, pour cmbellir le grand parterre de trois petits jets. Ce ruiffeau, quoique peu confidérable, en parcourant un petit vallon au milieu des bois, feit un accident agréable par la fraicheur qu'il leur procure, par la vivacité de fon cours & le murmure qu'occafionnent de petites chutes, & les arbres qui le contrarient dans fa fuite, en s'oppofant fouvent a fon paffage. ■ Je ne penfe pas que l'effet que produifent ces eaux, laiffe jamais re^retter celui auquel on les avoit d'abord deftinées.

° Du pont la route verte traverfe, dans une largeur inégale, les bois de la gauche; elle marcte par des détours qui offrent toujours un grand développement: elle conduit a une vieille futaie placée a 1'extrémite du pare & percée de diverfes routes. Celle qui fe préfente en face,^ la traverfe d'un bout a 1'autre, & fe termine a un plateau précifément a 1'angie de la futaie, & au point oü le cóteau fait une croupe avancée; cette difpofition procure la vue d'un trés-beau payfage, couronne d'un vafte horizon. Tout au bas du cóteau on voit en face une vallee couverte d'arbres irrégulierement plantés fur une prairie qu'arrofe un ruiffeau; des viilages & des maifons éparfes embelliffent & peuplent cette perfpeétive: les montagnes, dont les fommets font chargés de bois, s'étendent au loin & foient avec la vallée qui fe perd dans leürs détours Au-deffous des bois,' des champs fertiles font diverfifies par le détail des cultures. Sur la gauche, la fcene change; la difpofition du terrein ne permet de voir qu'une enceinte de montagnes qui deffinent dans le ciel une ligne a- peu -prés demi -circulaire; elles ont un coupd'ceil fombre, paree qu'elles font couvertes d'épaiffes forêts, qu'elles font

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