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Théorie de l'art des jardins.

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de quelques jardins. a47

arbres, les douces odeurs qu'ils exhalent, les chants & les badinages des oifeaux qui voltigent dans cette plantation ferrée, plans de 1'étonnement que leur caufe un fpedacle auffi nouveau.

On abandonne ce lieu charmant, non fans defir d'en prolonger encor Ia jouiffance, & fon entre dans un grand & large chemin qui paffe au milieu des deux plantations principales de 1'eft & de 1'oueft, & fe dépioie depuis le pont a 1'entrée du pare, jufques a une trés-grande diftance, en offfant Ja vue du lac<de Seelent.

Au-dela du Jac on a percé un bois dans Ia terre voifine de Lammershagen, afin d'étendre cette vue qui. va fe perdre dans les vapeurs du lointain. Les deux plantations qui Iongent le chemin, forment la partie forètiere du pare. Outrequelques hêtres & quelques chênes qui fe trouvoient dans ce lieu, mais qui ne faifoient qu'un morceau marécageux de forêt, on a plantés en promenades ombragées une foule d'arbres & d'arbriffeaux indigenes. En pourfuivant ce chemin du milieu, on arrivé k un pont oü le pare finit. Ce pont traverfe une eau large qui coule tout autour des deux plantations, & environné le pare. Sur le pont l'ceil eft accueilli par d admirables points de vue. A gauche ils s'étendent fur de vaftes prairies entourées de bois dans 1'éloignement; plus prés on eft enchanté par la belle forêt de Hphenhorft & par fon contour pittoresque. A droite paroit un petit pré borné par des buiffons, au milieu desquels s'éleve Ietoit de la maifon k 1'éclufe: cette éclufe conduit l'eau du lac dans le canal.

Au pont dont nous venons de parler, fuccede une allée droite alternativement plantée de fapins & de cerifiers. On appercoit toujours devant foi la furface du lac de Seelent, & fur fon rivage oppofé les bois de Lammershagen qui compofent un afped très-avantageux, & s'élevent Ie plus parmi les autres limites forétieres de l'eau. On arrivé k une plantation confidérable de fapins, fituée des deux cótés fur les fommet» d'une montagne coupée ici par Je milieu, afin de laiffer defcendre & la vue & le chemin jufqu'au rivage du lac. Sur les deux pentes des hauteurs, & attenant au chemin qui paffe ici dans le bas fond, font vis-a - vis 1'une de I'autre deux tentes turques de bois, peintes en dehors de blanc avec des bandes verdatres,

& en