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Idylles et poëmes champêtres.

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DE GNYDE. s3i

" Heureux Amans , dit-il , vos yeux favent s'entendre: » Vous payez un foupir d'un foupir auffi tendre : » Mais moi , d'une cruelle en vain je fuis les pas, » Plus malheureux encor quand elle eft dans mes bras»

Prés de nous , une Nymphe errante & folitaire Sentit, en nous voyant , s'humedter fa paupiere: Non! c'eft , dit-elle encor, pour nourrir mes tourmens, Que le cruel Amour me fait voir ces Amans.'

Nous vfmes Apollon au bord d'une onde pure ; Brilhnt par fon carquois & par fa chevelure , Sur les pas de Diane , il marchoit dans les bois. II accotdoit fa lyre ; on a vu mille fois Les atbres, les rochers accourir pour 1'entendre, Et le lion terrible en devenir plus tendre : Mais nous écoutions peu cette divine voix.

On eut dit que Thémire 4 toute la nature , Donnoit , en ce moment, le fignal du bonheur: Ee zéphyr , a nos pieds , carreffoit chaque fleur ;

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