Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

212 VOYAGE

et de les ramener avec moi, m'étourdissant de plus en plus sur les obstacles, ne me laissoit voir que la possibilité du succes: combien j'étois impartient d'arriver chez cette Horde de Colons!

Des le lendemain, après trois heures d une marche entreprise au point du jour, je découvris enfin 1'habitation tant désirée! Du plus loin que ces gens m'appercurent, je le vis tous s assembier et se grouper devant la maison; leurs mouvemens, leurs déplacemens, 1'attention avec laquelle ils tournoienttous ensemble leurs regards vers moi, me faisoient assez comprendre qu ils ne me voyoient pas sans alarme, et que mon convoi sur-tout les inquiétoit fortement. Je piquai des deux; et les abordant avec pohtesse , je me fis connoïtre, et déclinai mon nom. J atfccnü de ne marcher qu'avec 1'autonté de la puissance Hollandoise, a qui j'avois des comptes a rendre de mes découvertes. Cette fin de mon discours très-circoncis parut leur en unposer; ils m'accueillirent alors avec les démonstrations de la plus grande joie, et me témoignerent combien ils étoient enchantés de me voir. Ils m avouerent que ma harbe les avoit intrigues ( elle avoit alors onze mois de crue) ; qu'ils n'avoient su, non plus, que penser de mes armes, de mes chariots, de mon grand cortege; qu ils avoient souvent ouï parler de moi^qu on leur avoit conté cent catastrophes oü j avois lailli perdrelavie; mais qu'on les avoit assures, en dernier lieu, qu'un vaisseau que j'avois trouve a 1'ancre, dans la baie Blettemberg, mavoit conduit a 1'isle Bourbon; qu'ainsi ils n avoient eu garde, en me voyant arriver, de croire que

Sluiten