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Considérations sur les œuvres de Dieu [...] pour tous les jours de l'année.

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Sur les ceuvres de Dieu. 91

Les petits éclairs que 1'on voit fi fouvent dans les nuits d'été après de fortes chaleurs , font produits par les vapeurs de 1'athmofphc-re ; vapeurs que 1'on voit d'autant moins qu'elles font plus élevées. Ce météore fe diftingue des vrais éclairs en ce qu'il n'eft jamais fuivi du bruit du tonnerre. Ces feux font proprement la réverbérationd'un éclair trop éloigné pour que 1'on puiife entendre le coup qui 1'accompagne. Car un éclair qui eft a lahauteur d'un quart de lieue d'Allemagne, peut ètre vu k une diftance de vingt-deux lieues & demic, & fa réverbération plus loin encore, au lieu qu'on peuta peine entendre le tonnerre a un éloignement de deux ou de trois lieues.

Le dragon volant, la chevre dan/ante, la poutre hülante, & divers autres météores, doivent les nom bizarrres qu'ils portent aux figures fingulieres fous lefquelles 011 croit les voir. Ce ne font que des exhalaifons groffieres & vifqueufes, qui fermentent dans les régions humides de l'air inférieur, & qui étant prelfées en divers fens par 1'athmofphere agitée, prennent différentes figures auxquelles le peuple donne des noms extraordinaires. Plufieurs naturaliftes ont produit en petit, par le mélange de certaines matieres, quelques-uns de ces phénomenes.

De tous les phénomenes nocturnes, il n'en eft point de plus remarquables & fouvent de plus brillans, que les aurorts boréales. On les oblerve d'ordinaire depuis le commencement de l'automne jufqu'a 1'entrée du printems, lorfque le rems eft clair & ferein, & que la lune n'a pas beaucoup de lueur. Les aurorea boréales ne font pas toujours accompagnées des mêmes ghénomenes. D'ordinaire ce n'eft