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Lc Sultan fait genereufemcnt reconipenfer le.Corfaire, & le renvoyc avec les aurrcs esclaves.

Une fonibre melancolie, a fuccedé a la fu.reur, dans 1'anie de Colombine, tout lui eft devenu indifferent. Le Sultan lui déclare le pom'oir que fes charmes ont exercé fur lui, a fes gcnoux il lui promet tout ce qu'elle peut defirer, mais elle le regarde d'un air egaré '& indifferent, enfin elle donnc des marqués d'un efpnt qui fevoit troublé par la douleür ;le Sultan qui s'en appercoit en devient mqui;-.t, & Ie fait remarquer a fes Vifirs qui ltii confeillent d'appell'ir les plus babiles Medecins de Balzora, il y conlent, & on les envoye chercher, trois des plus fameux paraifTent. Le Sultan leur montre la malade, & leur promet les plus grandes recompenfes, s'ils parviennent a la guerir, mais ausfi la punition la plus fe■vère s'ils entreprennent la cure & y echouent. Les Medecins demadaent la permillion de 1'entretenir auparaVant, pourjugerde la caufe d'ou cette maladie provient. Le Sultan trouve cela equirable. Les Medecins s'approchent, lui tiitent le pouls, lui parient, & Colombine eclate de rirc, un moment apres elle pleure , elle méconnaiu les medecins, s'amufé d'cux un moment & puis en a peur, après s'elrc confultés enfemble , les Medecins entreprennent la cure, fe foumettant li elle ne reusfit pas au chatiment prescrit.

Colombine excédée de fatigue retombe fur le Sopha, les medecins confeillent de la conduire dans le ferrail, & ïy fuivent ainfi que lc Sultan & fa cour.

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