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TRAGEDIE. 3$

Le mal qui m'a furpris, fluit par le fommeil, Et le foulagement eft 1'effet du réveil. Maintenant abattu, trop faible pour te fuivre, A tes foins généreux Philoftete fe livre. Viens dans ma grotte, viens; je mets en ton pouvoir

Ces flèches que tes yeux oflt fouhaité de voir; Mais prends garde fur tout que la force ou 1'adresfe

N'enlève ce dépót qu'entre tes mains je laisfe. Je perds tout, fi jamais....

PYRRHUS.

Non, foyez rasfuré, Je réponds fur mes jours dé ce tréfor facré.

PHILOCTETE.

C'eft mon unique bien, c'eft Ie feul qui me refte; Veuille le juste Ciel qu'il tefoit moinsfunefte Qu'ilnelefut, hélas ! pour Alcide & pour moi.

PYRRHUS.

Le Ciel nous eonduira;nousmarchons fous falois Puisje-1-il nous frayer une route profpèrei

PHILOCTETE.

II n'exaucera point tes vcemx & ta prière. L'indomptable venin, pasfant jüsqu'amon cosur. Dans mon fang embrafé bouillonne aveefureur;

II redouble de rage, ils'acharne a fa proie

Ahl ue me quittez-pas! amis,que je vous voie!....

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