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Robinfon. tif

quelques Etats civilifés. On fait ordinairement trois parts des effets naufragés : la première eft pour les propriétaires, s'ils viverrt encore; ou s'ils ont péri, pour leurs héritiers : la feconde eft adjugée a ceux-la même qui ont fauvé les effets ; & la derniere appartient au Souverain du pays.

Nicolas. Au Souverain ? Pourquoi lui en revient-il une portion ?

Le Pere. Voila une queftion —a laquelle je ne puis guere donner, pour le préfent une réponfe fatisfaifante. En attendant, je vous dirai la-deffus ce qui eft maintenant a votre portée. Ecoutez , mes enfans : Le prince, en un mot, le Souverain, quelque nom qn'il porte, entretient fur les cótes des gens obligés, par état , de veiller fur les effets naufragés, pour qu'il n'en foit rien détourné, & pour qu'au contraire tout ce qu'on en peut fauver foit dépofé en lieu de füreté. Sans ces précautions, le Négociant a qui la cargaifon appartient, en retireroit rarcment quelque chofe, paree que les marchandifes feroient toujours ou gatées ou volées. Or, il en coüte au Souverain pour entretenir Ges geus. 11 eft donc jufte qu'il foit rembourfé par ceux-la. même qui recueillent le fruit de cet établiffement difpendieux. Voila pourquoi on a réglé que le tiers des effets naufragés appartiendroit au Seigneur de la cóte; & g'elt ce qu'on appelle Droie de. Varech,

Conféquemment Robinfon étoit autorifé a s'approptier les deux tiers des effets qu'il

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