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3- Voici une vérité , fur laquelle on ne peut rrop infifter.' UHomme doit avoirpajje par tous les états inferieurs att fien. Point de véritable éducation, fi 1'on n'emploie cette méthode, qui fait la base d'un Ouvrage peu connu (YEcole desPères.) Audi en a-t-on fenti 1'importance dans 1'art militaire. (Voyefa2Vb/e[A]furlesusagesdesPeuples). C'efldu foin donné a faire connaitre a 1'Homme toutes les conditions inférieures, leurs peines, leurs mosurs, leurs reffources, que dépend le bonheur de la Société entière. Une foule d'exemples puisés dans 1'Hiftoire , viennent a 1'appui de ce principe fondamental. Le hasard a quelquefois placé fur le tröne des Princes qui avaient été Particuliers, & tous ont été de grands Princes; on en fent la raison. Cependant ces exemples font perdus pour notre fiècle ; & 1'un des principaux abus de l'éducation a&uelle, c'eft de retenir chaque Elève dans la fphère oü il doit vivre. Devenu Homme, on en fait un Magiftrat, un Miniftre, un Officier, unPontife, &c*a; eet Homme n'eft familier qu'avec la Magiftrature, avec lesCourtisans, avec les Officiers, avec les Prétres : il ne connait rien de tout le refte; & c'eft tout le refte qu'il devrait connaitre. Un-jour unHotrnned'efprit avait a fe plaindre d'un excellent Magiftrat, nouvellement chargé d'une partie qui demandait beaucoup d'eypérience &c d'exercice. Les Perfonnes aufquelles il racontait fes griefs, lui répondirent, —De qui donc ne fe plaindra-t-on pas, fi vous accusez m.r • d'in-

juftice? —Ehl Mefiieurs, répondit-il, j'envie le fort de Ceux qui auront affaire a lui dans cinq a fix ans : mais en attendant, nous fouffrirons , & nous mourrons nous-autres-. En-effet, on ne faurait croire combien un Homme nouvellement en place, fait d'injuftices fans Ie vouloir: D'abord, il veut fe faire aimer; il ne fait rien,

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