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Je ne fais pas trop pourquoi on négligé entière* inent la culture des prairies dans le nord de 1'AHe* magne. Les moyens n'y manquent afiurérnent pas, car j'y ai vu nombre de contrées qui pourroient être arrofées fans beaucoup de difficulrés. La plus grande partie du foin qu'on recueille dans le Brandebourgy même celui qui paffe la pour beau, ne feroit guère employé en Souabe ik en SuiJJe que pour faire des litières. Je le répète encore, plus on approche des provinces méridionales de l'Allemagne, plus le payfan y eft laborieux &fenfé. La plupart des villages de la Souabefont des villes au prix deceux de la Saxe & du Brandebourgy & les maifons des payfans y peuvent être regardées comme des palais, fi on les compare aux miférables cabanes de la Basfe Allemagne. L'agriculture eft en Souabe fur un meilleur pied, & le peuple y eft bien plus industrieux, plus aftif, plus franc, plus honnête & mieux vêtu, que dans les provinces que je viens de nommer.

Fribourg, autrefois une forterefTe confidérable, eft aujourd'hui une place ouverte. Ellea GarnifonAutrichienne , mais on ne fe donnepas la peine de pofer des fentinelles aux portes, puisqu'on peut entrer & fortir dans la ville de toute part, enpaflant pardesfus les remparts démolis. Les habitans ont manqué jusqu'icï ou de temps, ou de moyens, pour faire enlever le» décombres des anciens ouvrages; on

Fri. èturg

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