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Oeuvres dramatiques.

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214 F A Y E L,

Etouffer les foupirs de mon cceur mutiné, D'un autre que 1'amant qui m'étoit deftiné, Subir, & pour jamais , le joug infupportable, D'un devoir odieux efclave miférable, Contrainte a me combattre, ame tyrannifer, Lutter contre des loix que j'ai du m'impofer, Trcmbler, a chaque inftant, de furprendre en mon ame

Quelque étincelle, hélas! de ma première flamme, Redouter d'éclaircir des fentiments confus.... O Dieu! que fans mélange il eft peu de vertus1. Et, lorfqu'on y defcend, quel cceur n'eft point coupable?

,11 n'eft qu'un feul remède au tourment qui m'accable:

Adèle, cette mort, trop lente pour mes vceux, Ne fcauroit affez tót fermer mes triftes yeux. Si tu m'aimes, tu dois fouhaiter que j'expire ; Le trépas mettra fin au mal qui me déchire; . . Et qui te répondra, fi je vis plus longtems, Que ma fierté réfifte a des affauts conftants? Cartous ces mouvements, qu'a regretonfurmonte, Ce n'eftpointla vertu, c'eft 1'orgueil qui les dompte. Laiffe-moi donc mourir, digne encor de pitié, Digne de mon eftime & dc ton amitié.. Si tu voyois un jour cet objet de ma peine, Dontjufques au cercueil j'aurai trainé lachaine... Ce n'eft pas avec toi qu'il faut diffimuler;