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Oeuvres dramatiques.

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4So LETTRE

nótre pour la fimplicité, la rondêur, 1'aborïdance & le pittorefque. Les Mufes & les Graces avoient chez les anciens le même temple : ne vouloient-ils pas faire eritehdre par cette affociation , que ces divinités ne devoient jamais, fe féparer? &oü font-elles plus réunies que dans la langue grecque ? chaque mot a fon image & fon accent mufical ; c'eft 1'harmonie même, alliée a la peinture. Cette nation, fi favorifée de la nature, fcavoit exprimer le bruit das flots, le fifflement des vents , la rapidité d'une fieche; les paflions avoient leur langue particuliere ; les cris de Philoctete formoient des vers; il y a un choeur dans les Perfes, tragédie d'iEfchile, oü les vieiliards interrompent par leurs gémiffements le récit du courier qui annonce la perte de la bataille de. Salamine; 1'arlangement des mots y produit un effet admirable. Les Anglais, qui fe piquent d'imiter les Grecs & les Latins, ne négligcnt point cet art dans leurs pieces de théatre : rarement fe fervent-ils du vers alexandrin: ils varient le mètre dans un même drame; ils ont des fcenes en vers de dixfyllabes, d'autres en petits vers de toutes mefurcs. & ils réfervent la profe pour les perfonnages fubalternes; le ftyle, en un mot, eft aflbrti au fujet. Je me fuis attaché a fuivre ces exemples»