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Histoire des revolutions, arrivées dans le gouvernement, les loix et l'esprit humain, après la conversion de Constantin jusqu'à la chûte de l'empire d'Occident.

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ff del'Efprit-Humain > II. Part. Chap. t. 433

par les juges (g). Si, par les recherches que Ton avoit faites, il étoit trouvé coupable, le droit d'afile ceflbit, & il devoit être puni de mort: fi au contraire il étoit jugé innocent, on le renvoyoit avec une bonne escorte dans la Ville , oü il s'étoit fauvé, eft il y devoit refter jusqu'è la mort du fouverairi pontife , deforte que s'il en fortoit avant ce temps y le vangeur du défunt pouvoit le tuer impunément (4).

La loi de Moïfe qui h'accordoit 1'afile que pour öter un malheureux innocent de devant ies; yeux des parents du mort ; devoit fervir de regle au clergé chrétien. Mais malheüreuremenC Ce clergé n'eftimoit pas affez les loix de Mc ïfe , & il avoit d'autres exemples devant les yeux.Les payens qui, de même que Moïfe , n'avoient d'abord introdüit les sfiles que pour firnver les innocens, avoient peu a peu perdu de vue 1'objet de cette inftitütion, de forte que presque par tout ils avoient infenfiblement accordé k certains temples le droit d'accueillir toutes fortes de meurtriers & de filoux, fans confidérer que les méchants , qui avoient oftenfé les hommes, avoient k plus forte raifon oftenfé les

(g) Nombr. ch. 35. ' i ft) Ibi vers. 27. & 23.

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