is toegevoegd aan uw favorieten.

L'Amérique délivrée, esquisse d'un poëme sur l'indépendance.

Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

C 154 )

Tu conduifais I'Etat au comble de la gloire. La Batavie allait faire époque en 1'Hiftoire,

Et

blable entre les Pays-Bas-Unis & I'Amérique-Unie. Ils trouverent la chofe également avantageufe aux deux Républiques. M. de Neufville promit, a fon retour a Amfterdam, de fonder les efprits de Ia Régence è ce fujet. La prife de Burgoine, le défefpoir & fépuifement des Anglais, Ia Déclaration formelle & foutenue de la France, tout en un mot, femblait préfager une paix rapide, terminée par la reconnaiflance de 1'Indépendance de l'Amérique triomphante. Le projet de tracer d'avance un Traité, qui préviendrait les Américains en faveur des Bataves, & fervirait de canevas, loifque les Anglais, forcés par leur détrefTe uni. verfelle, auraient reconnus cette Indépendance, parut tel qu'il était, une demarche innocente, qui ne compromettait ni la conftitution de la République, ni les intéréts de Ia Grande-Bretagne, puifque ce Traité ne pouvait réellement avoir lieu que duconfen' tement des Etats-Généraux, lorfque 1'Angleterre aurait renoncé a fes pretentions abfurdes & tiranniques. Ceux de Ia Régence d'Amfterdam auxquels cette idéé fut communiquée, autoriferent en corfdquence M. van Berckel a donner pouvoir a M. de Neufville de figner de leur part ce plan préparatoire. D'aprés cet arrangement, M. M. de Neufville & Lée, fe rendirent a Aix-laChapelle, & fignerent cette efquifte, Ie premier veibalement autorilë par un Officier de la Régence, mais qui n'agiffait pas de fon chef, le fecend, avec la certitude d'être avoué par fes Concitoyens dans une transaction dont ils pourraient un jour recueilür les plus grands fruits. Cette affaire ne pouvait donc être regardée que comme une fpécujation entre deux particulier!