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ü3ö* M é m o r n e s

L'empereur fit ce qu'il pnt pour traverser cette négociation ; mais elle fut promptement terminée. On relacha les soldats Prussiens, on rendit les paysans de Hanovre ; et 1'affaire des prés fut terminée. Ces sortes d'accommodemens, faits k 1'amiable, sont d'autant plus sages , que les princes, après les guerres les plus heureuses, sont tót ou tard obligés d'en revenir la, sans obtenir de plus grands avantages. Cet exemple de modération de Ia part de Fréderic; Guillaume est peut-être unique dans l'histoire. Ce prince, toujours plus occupé du bien de ses suj'ets que de son ambition particulière, fonda 1'hótel de la Charité k Berlin sur le modèle de 1'hótel-Dieu k Paris. II bétit la Frédericstadt, qui par 1'étendue , la régularité des vues, toutes tirées au cordeau, et la beauté des édifices surpasse de beaucoup 1'ancienne cité, et il eutle plaisir d'y recevoir le roi de Pologne. L'entrevue de ces deux princesse passa dans les festins et dans les magnificences. Cependant on ne cessoit de négocier, pour prévenir les troubles de Ia guerre. Les puissances convinrent d'assembler un congrès k Soissons, oü se rendirent les ministres de toutes les cours intéressées au traité de Hanovre et de "Vienne, et les avantages que IaFranceetl'Angleterre offrirent a 1'Espagne, la détachèrent de 1'intérèt de l'empereur. 17=9. Le traité de Séville fut une suite du congrès de Soissons. Les articles de ce traité sont d'autant plus remarquables, qu'ils ouvrent k 1'Espagne 1'entrée de 1'Italie, et que l'Angleterre s'engage a faire toniber la succession des ducs

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