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Oeuvres posthumes.

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P O E S I E S. sgs

B'tentót Ie froid trépas va clore ma paupière, Faut- ü par taat de foins, de chagrins & d'ennuis. De jours fi douloureux, de plus cruelles nnits, Arriver a ce gïce oü nous devoas nous rendre? Oü le temps détruira nos noras & notre cendre? Ah! s'il faut tout quitter au moment du trépas, A des foins fuperflus pourquoi perdre nos pas? Terminons les travaux d'une vie importune: Eft-ce a nous,vils mortels, a dompter la fortune?

Non, non, il faut choifir pour aller a fa fin, Une voie applanie, & le plus doux chemin: Lailïbns aux conquérans entourés de ruines Ces fentiers hérilTés de ronces & d'épines.

Vaines illufions! fonge vague & flatteur! Ceffbns de nous tromper pour vaincre la douleaïï Efclave fcrupuleux du devoir qui me lie, Un joug fuperbe & dur m'attache a ma patrie. Je vois en gémilTant fes honneurs abolis, Tant d'Etats inondés d'avides ennemis, Du danger renaiflant 1'intariflable fource, L'ennemi triomphant, le peuple fans reflburce^ Et partout le ravage & la deftruftion. s, Patrie! ó nom chén i dans ton afHiélion Mon cceur, mon trifte cceur te voue & facrifie Les reftes ianguilfans de ma funefle vie. Loin dé me confumer en foins infruétueux, Je m'élance auftïröc dans ces champs périlleux. La vertu me ranime, un nouveau jour m'éclairej Courons venger 1'Etat, foulager fa mifère; Oublions tous nos foins pour ne penfer qu'a lui, Que 1'effort de nos bras lui procure un appui;