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P O E S I E S. 243

A ceux dont les efforts ont au moins combattu; Et piiisqu'enfin 1'Europe eft ftérüe en vertu, Ptiisque dans mes revers en vain je vous implore, Puisque votre tendrelfe en regrets s'évapore, En dédaignant 1'effet de vos fecours douteux, Je fonde déforraais mon efpoir & mes vceux Sur 1'orient rempli d'enfans de la victoire, Réfervoir de heros, d'efprits nés pour la gloire. J'y découvre de loin un peuple plein d'honueur, Ami de 1'opprelTé, fl^au de 1'oppreffeur.Votre infidélité, ce déteftable crime, N'a jamais pénétré dans les murs de Solime f/}. Voyez vers 1'Hellefpont ces puiffans srmemens; Ces guerriers vont voler, & remplir leur ferment.

Qu'importe a ma raifon & le rite & le culte D'un ami généreux qui vcnge mon infulte? Qu'on 1'apprenne en dépic de tous mes envieux: Qui daigne ra'affifter eft chrétien a mes yeux, Et cent fois plus chrétien qu'un ennemi barbare, De tréfors & d'Etats ufurpateur avare.

De la religion & 1'efprit & la loi Confifte dans les mceurs & non pas dans Ia foi, Celui qui veut ma pene eft le feul infidelie.

Ah l laiflbns tonner Rome & frémir Ie faux zèle; Qu'importe qu'un docteur imbécille, indifcret, Maudiffe abfurdement Platon ou Mahomet? Jadis le fanatifme, en allumant la guerre,

(*) On efpéroit le fecours des Turcs: ils avoient fn't avancer des troupes a Belgrad; mais la mort de l'Iinpératrice de Rullie rendit vaines ces tlémonftmtions. L a

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