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Oeuvres posthumes.

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CORRESPO N DAN CE.

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nez part; auffi en aurez vous votre petite portion, & je verrai mes bons chevavrx prufïïens métamorphofés en livres dans votre bibliothèque.

Adieu, mon cher Jordan. N'oubliez point ceux; a qui leur deftinée trés-ambulante fait parcourir les régions voifines des nations hyperborées, & qui foupirent aprés la tranquillité & le repos. Mes complimens aux êtres penfans qui penfent bien, a Berlin.

A Pdtersdorf, ce ss de Juillet 1739.

3VÏon ch:r Jordan, je vous envoie une lettre pour Voltaire, que vous'copierez, que vous fermcrez de votre cachet, & que vous ferez partir par la voie de Girard.

Me voci donc arrivé dans la capitale d'un pays oü 1'on eft foudroyé 1'été, & oü le monde crève de froid en hiver. C'eft un pays plus propre a nourrir des ours qu'afervir de théatre aux fciences. Les habitans fouples, flatteurs, rampans, mais fiers, hautains & arrogans, font auffi fades par leur humili' té qu'infupportabies par leur infolence. Les arts n'ont jamais été cultivés ici, & il y a grande apparence qu'ils ne le feront jamais. Je vous dirai cependant que j'ai entendu prêcher dimanche un miniftra qui m'a furpris par fon éloquïnce: je crois que la bonne Déeffe s'eft égarée dans ce voifinage, & que pour fe mettre a 1'abri des gla9ons de CourE 3