is toegevoegd aan uw favorieten.

Oeuvres posthumes.

Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

CGRR&SFO ND A NC E. 23S

AucuN£ de vos lettres ne m'a feit autant de plaifir que celle que je viens de recevoir; el!e me tire des inquiétudes que la nouvelle de votre maladie m'avoit caufées. 11 feut que le patriarche de Ferney vive longtemps pour la gloire des lettres & pour honorer le XVIll fiècle. J'ai furvécu vingt-fix ans a une attaque d'apoplexie que j'eus

1'année 1749. J'efPère 1ue vous ■** de meme; Ce qu'on appelle femt- apoplexie n'eft pas fi oangereux, & en obfervant un bon régime, en renoncant aux foupers, je me flatte que nous pourrons vous conferver encore pour la fatisfaftton de tous ceux qui penfent.

Vous me demandez ce que c'eft que 1'efprit? Hélas! je vous dirai tout ce qüil n'eft pas; j'en ai fi peu moi-même, que je ferois bien embar. raffé de le définir. Si cependant vous voulez pour vous amufer que je felle mon roman comme un autre , je m'en tiendrai aux notions que 1'expéritnce me dónne. Je fuis très-certain que je ne fuis pas doublé; de la je me confidère cotnme un Être unique; je fais que je fuis un aniinal matériel animé & organifé qui penfe; d!oü je conctus que la matière animée peut penfer, ainfi qu'elle a la propriété d'être ékftrique.. Je vois que la vie de 1'aniraal dépend de la chaleur & du mo«r-