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CORRESPONDANCE. f

cela n'eft que trop vrai. Quoi qu'il en foit,j'eftime les ftoïciens, & je les remercie d'un cceur pénétré de reconnoiflance de ce que leur fefte a produit un Lélius, un Caton d'ütique, un Epictète, furtout un Mare - Aurèle. Aucune des autres feftes philofophiques ne peut fe vanter de tels élèves, & je voudrois pour le bien de 1'Europe que la race n'en fut pas éteinte. II eft facbeux que tous ceux qui fouffrent, foient obligés de donner un démenti tout net a Zénon; il n'en eft aucun qui nc convienne que la douleur eft un grand mal. Je voudrois bien que notre bonne mère nature vous difpenfat du pénible ein. ploi de produire des Pyrénées & des Alpes au fond de votre veffie. C'eft un mal trop férieux pour que j'en badine, principalement lorsquevous en fouffrez, vous que le Parnafle & tous les gens qui penfent, défireroient qu'il fut immortel. J'ef. père donc d'apprendre au moins que cette fa> eheufe maladie n'empire pas & que vos amis peuvent fe flatter de vous conferver encore Iongues années. *

Que vous dirai-je du faint père? II a perdu fon infailiibilité, depuis qu'il s'eft avifé d'aller i Vienne comme témoin de fa dégradation. Voila une affaire finie pour 1'Autriche. Vos Francois n'imiteront point la conduite de 1'Empereur. II règne dans votre patrie plus de fuperftition que dans aucun Etat de 1'Europe. Vos prêtres ont ufuipé une autorité qui baiance celle du fouve A 4

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