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De la tragédie, pour servir de suite aux Lettres a Voltaire.

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'174 De la Tragédie*

tions > d'apfès celles qu on trouve dans I'Hif toire, dans les Romans, & dans les différens Théatres j il 1'eft encore moins den placer deux ou trois dans une Tragédie , quand on fe permet toutes les invraifemblances, tous les défauts de conduite, toutes les abfurdités néceffiires pour les amener a 1'endroit ou 1'on a prévu qu'elles feroient le plus d effet. Voltaire avoit bien fenti, par exemple, qu'un amant jaloux & furieux, poignardant fa maitrelfe, paree qu'il Ia croit parjure & infidelle, ék fepoignardantlui-même, quand il la reconnoït innocente, devoit bouleverfer ck déchirer l'ame par touslls traits de la pitié ék de la terreur. En effet, le dénouement de Zaïre, imité de celui d'OthelIo dans Shakefpear, eft un des plus tragiques qui foient au théatre. Mais tous les moyens abfurdes qui préparent cette cataftrophe, ék qui fe renouvellent de fcène en fcène, affoiblilfent 1'impreffion qu'elle devroit produire. L'émotion eft nulle pour ceux qui s'appercoivent que la fituation ne fauroit exifler dans 1'ordre même des poffibles. Pour ceux qui n'y regardent pas de Ci prés, 1'émotion eft encore